Liste des professions libérales : réglementées, de santé et non réglementées en 2026

En bref

  • Les professions libérales regroupent les activités indépendantes à dominante intellectuelle ou de soin.
  • Il existe deux catégories : professions réglementées et professions libérales non réglementées.
  • Plus de 700 000 professionnels exercent une profession libérale réglementée en France.
  • Le régime fiscal et social dépend du type d’activité libérale exercée.

La liste des professions libérales regroupe des centaines d’activités réparties en deux grandes familles : les professions réglementées, encadrées par la loi, et les professions libérales non réglementées, plus souples d’accès. Que vous envisagiez de vous installer à votre compte ou que vous cherchiez simplement à comprendre ce statut, voici un tour complet de ce que couvre vraiment le terme « profession libérale » en 2026.

Qu’est-ce qu’une profession libérale exactement ?

Une profession libérale se définit avant tout par son mode d’exercice : le professionnel travaille à titre indépendant, met en œuvre des compétences intellectuelles, techniques ou de soin, et engage sa responsabilité personnelle envers ses clients. Ce n’est pas simplement une question de diplôme ou de secteur — c’est un rapport particulier au travail, sans lien de subordination.

En France, le cadre légal repose sur la loi du 22 mars 2012. Elle distingue deux grandes catégories : les professions libérales réglementées, dont l’accès et l’exercice sont définis par des textes spécifiques, et les autres professions libérales, qui s’exercent librement sans obligation de diplôme imposée par l’État.

Le statut de profession libérale s’applique aussi bien à un médecin en cabinet qu’à un consultant en stratégie ou à un photographe indépendant. Ce qui les unit : l’indépendance, la relation directe avec le client, et la facturation à l’acte ou au projet.

La liste des professions libérales réglementées

Les professions libérales réglementées sont celles dont l’accès est conditionné par un diplôme reconnu, un titre protégé, et souvent une inscription auprès d’un ordre ou d’une chambre professionnelle. Elles se répartissent en deux grandes sphères : les professions de santé et les professions juridiques.

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Du côté des professions de santé réglementées : médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme, pharmacien, infirmier, masseur-kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue, diététicien, ergothérapeute, psychomotricien, manipulateur en électroradiologie, aide-soignant, auxiliaire de puériculture, ambulancier, technicien de laboratoire médical, opticien-lunetier, audioprothésiste, prothésiste et orthésiste. Cette liste est encadrée par le Code de la santé publique.

Du côté des professions juridiques et du droit : avocat, notaire, huissier de justice (désormais commissaire de justice), expert-comptable, commissaire aux comptes, administrateur judiciaire, mandataire judiciaire, greffier de tribunal de commerce, agent général d’assurances, architecte, géomètre-expert. Toutes ces activités sont soumises à des textes réglementaires stricts et supervisées par un ordre ou une chambre professionnelle.

Le chiffre à retenir

En France, on recense plus de 700 000 professionnels libéraux relevant d’une profession réglementée. Ils représentent un pilier du tissu économique, notamment dans les zones rurales où ils assurent souvent les seuls services de santé ou de conseil juridique de proximité.

Les autres professions libérales non réglementées

Les professions libérales non réglementées forment un ensemble bien plus vaste et hétérogène. Aucun diplôme n’est imposé par l’État pour les exercer, même si le marché exige souvent un haut niveau de qualification. La liberté d’installation est totale, mais la responsabilité reste entière.

On y retrouve notamment ces grandes catégories :

  • Les professions du conseil : consultant en management, coach professionnel, formateur indépendant, conseiller en ressources humaines
  • Les professions techniques et du numérique : développeur freelance, designer graphique, rédacteur web, ingénieur conseil
  • Les professions artistiques et créatives : photographe, illustrateur, musicien, auteur, traducteur
  • Les professions du bien-être non médicales : naturopathe, sophrologue, coach sportif indépendant
  • Les métiers du chiffre non réglementés : consultant financier, analyste indépendant
  • Les professions de l’enseignement privé et du tutorat

Dans ces secteurs, le professionnel libéral fixe lui-même ses tarifs, choisit ses clients et organise son agenda. C’est ce qui séduit beaucoup d’actifs qui quittent le salariat pour s’installer à leur compte — une tendance nettement accélérée depuis 2020 avec l’essor du travail hybride et du freelancing.

Quel régime social et fiscal pour une profession libérale ?

Le régime social dépend de la nature de l’activité. Les professions libérales réglementées de santé et du droit relèvent d’une caisse spécifique : la CNAVPL (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales) et ses sections — CARMF pour les médecins, CNBF pour les avocats, CAVP pour les pharmaciens. Les autres professions libérales non réglementées cotisent à la Sécurité sociale des indépendants, intégrée à l’URSSAF depuis 2020.

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Sur le plan fiscal, le régime micro-BNC s’applique aux professionnels libéraux dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 77 700 € en 2026. Au-delà, c’est la déclaration contrôlée qui s’impose. Choisir la bonne structure — entreprise individuelle, SELARL ou société d’exercice libéral — conditionne la fiscalité, la protection sociale et la transmission de l’activité.

Pour piloter vos finances au quotidien en tant que libéral, un outil comme lbp net entreprise pour votre gestion simplifie le suivi de vos encaissements et de vos obligations comptables.

Astuce pratique

Avant de choisir votre régime d’imposition, simulez vos charges avec un expert-comptable ou via les outils de l’URSSAF : la différence entre micro-BNC et déclaration contrôlée peut représenter plusieurs milliers d’euros par an selon votre niveau de charges réelles.

Consultant indépendant travaillant dans un espace de coworking

Les professions libérales et la retraite : ce qu’il faut anticiper

La retraite des professionnels libéraux fonctionne différemment du régime général. Médecins, dentistes, pharmaciens et autres professionnels de santé cotisent à des caisses sectorielles qui proposent des régimes de base et complémentaires spécifiques. Pour un professionnel libéral non réglementé, les droits à la retraite s’accumulent via la Sécurité sociale des indépendants, avec des montants souvent inférieurs à ceux du régime général à cotisations équivalentes.

Il est donc stratégique de constituer une épargne complémentaire — PER individuel, contrat Madelin ou investissement immobilier. Si vous gérez aussi des créances dans le cadre de votre activité, savoir gérer votre dossier de créances fait partie des compétences financières incontournables à acquérir rapidement.

En 2026, la réforme des retraites continue de faire débat pour les indépendants : l’alignement progressif des régimes est en cours, mais les caisses libérales restent autonomes sur leurs paramètres de calcul, notamment pour les sections CARMF et CNBF.

Comment s’installer en tant que professionnel libéral en 2026 ?

La démarche d’installation varie selon que votre profession est réglementée ou non. Pour une profession libérale réglementée, il faut vérifier les conditions d’accès (diplômes, stages, examens d’aptitude), s’inscrire auprès de l’ordre compétent, puis déclarer son activité auprès du guichet unique de l’INPI.

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Pour les professions libérales non réglementées, la création passe entièrement par ce même guichet unique depuis janvier 2023. L’immatriculation est rapide et se fait en ligne en quelques heures. Le choix du statut juridique reste néanmoins la vraie question à trancher en amont, selon votre niveau de revenus attendu et votre situation personnelle.

Pensez aussi à ouvrir un compte professionnel dédié dès le lancement de votre activité. Comparer les frais et les services bancaires associés est une étape souvent négligée, mais décisive sur la durée pour votre trésorerie et votre crédibilité vis-à-vis de vos clients.

Questions fréquentes

Quelles sont les professions dites libérales ?

Les professions libérales regroupent toutes les activités exercées à titre indépendant, sans lien de subordination, qui mobilisent des compétences intellectuelles, techniques ou de soin. On distingue les professions libérales réglementées (médecin, avocat, notaire, architecte, expert-comptable…) et les professions libérales non réglementées (consultant, coach, développeur freelance, formateur…). Le point commun : la relation directe avec le client et la responsabilité personnelle du professionnel.

Quelle est la différence entre un travailleur indépendant et une profession libérale ?

Tous les professionnels libéraux sont des travailleurs indépendants, mais l’inverse n’est pas vrai. Un artisan (plombier, menuisier) ou un commerçant (boutiquier, restaurateur) sont des indépendants mais n’exercent pas une profession libérale. La notion de profession libérale implique une activité à dominante intellectuelle ou de soin, distincte des activités commerciales ou artisanales au sens du droit français.

Comment savoir si mon activité est libérale ?

Une activité est libérale si elle repose principalement sur des compétences intellectuelles, techniques ou relationnelles, exercées de façon indépendante, sans achat-revente de marchandises (commerce) ni fabrication manuelle de biens (artisanat). En cas de doute, l’URSSAF ou le guichet unique de l’INPI peuvent vous orienter. Pour les professions réglementées, la liste est fixée par décret — vérifiez si votre métier y figure.

Quelles sont les professions libérales de santé ?

Les professions libérales de santé réglementées comprennent notamment : médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme, pharmacien, infirmier, masseur-kinésithérapeute, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue, diététicien, ergothérapeute, psychomotricien, opticien-lunetier, audioprothésiste, manipulateur en électroradiologie médicale et prothésiste. Ces professions sont encadrées par le Code de la santé publique et nécessitent une inscription auprès du conseil de l’ordre correspondant.

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