La nouvelle grille de classification de la métallurgie, entrée en vigueur le 1er janvier 2024, a transformé la structure des salaires de toute la branche. En 2026, les minima hiérarchiques s’appliquent aux salariés cadres et non cadres selon 12 groupes définis par la convention collective nationale (CCN) Métallurgie. Que vous soyez technicien, agent de maîtrise ou ingénieur, votre salaire minimum légal dépend directement de votre groupe de classification.
La convention collective de la métallurgie : une refonte majeure
Pendant des décennies, la métallurgie fonctionnait avec un empilement d’accords d’entreprise et de conventions régionales disparates. La CCN Métallurgie signée le 7 juillet 2022 a tout remis à plat : une seule convention nationale, un système de classification unifié, et des salaires minima revus de fond en comble. Elle remplace les anciens textes issus des accords de 1975 et de nombreuses annexes régionales.
En 2026, la convention est pleinement opérationnelle. Les entreprises de la branche — sous-traitance automobile, aéronautique, construction navale, électronique industrielle — appliquent toutes la même grille. C’est une avancée réelle pour les salariés qui changeaient d’entreprise et perdaient leurs repères de rémunération d’un employeur à l’autre.
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La logique de la classification repose sur des critères classants précis : le contenu de l’activité, l’autonomie, la responsabilité et le niveau de compétence requis. Ces critères permettent de positionner chaque poste dans l’un des 12 groupes définis par la convention, sans arbitraire hiérarchique ni ambiguïté théorique.
Quelle est la grille de classification des salariés cadres et non cadres de la métallurgie ?
Des groupes unifiés, du technicien au cadre dirigeant
La nouvelle classification CCN Métallurgie comprend 12 groupes numérotés de 1 à 12. Les groupes 1 à 6 concernent principalement les salariés non cadres (ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise). Les groupes 7 à 12 correspondent aux cadres, des ingénieurs débutants jusqu’aux cadres dirigeants.
Cette logique se distingue des anciennes grilles en éliminant les catégories cloisonnées entre ouvrier qualifié et ETAM (employés, techniciens, agents de maîtrise). Désormais, un salarié évolue d’un groupe à l’autre sans changer de statut juridique, ce qui simplifie la mobilité interne. Pour comparer avec d’autres secteurs, la grille de l’agent de maîtrise territorial illustre comment la fonction publique organise aussi ses classifications par niveaux distincts.
- Groupes 1 à 3 : postes d’exécution, travaux répétitifs ou semi-qualifiés
- Groupes 4 à 6 : techniciens, agents de maîtrise, salariés avec une expérience professionnelle confirmée
- Groupes 7 à 9 : cadres juniors à confirmés, ingénieurs, responsables d’équipe
- Groupes 10 à 12 : cadres supérieurs, directeurs, cadres dirigeants
Quels sont les minima hiérarchiques de la métallurgie en 2026 ?
Les salaires minima hiérarchiques sont négociés chaque année au niveau de la branche entre l’UIMM et les organisations syndicales représentatives. Pour 2026, la revalorisation tient compte de l’évolution du SMIC et de l’inflation constatée en 2025. Aucun salarié ne devrait percevoir une rémunération brute mensuelle inférieure au minimum de son groupe, et tous les emplois de la branche métallurgie sont couverts par ces planchers légaux.
| Groupe | Statut | Salaire minimum brut mensuel 2026 (€) |
|---|---|---|
| 1 | Non cadre | 1 820 |
| 2 | Non cadre | 1 870 |
| 3 | Non cadre | 1 960 |
| 4 | Non cadre | 2 110 |
| 5 | Non cadre | 2 350 |
| 6 | Non cadre / Maîtrise | 2 680 |
| 7 | Cadre | 3 100 |
| 8 | Cadre | 3 620 |
| 9 | Cadre | 4 250 |
| 10 | Cadre supérieur | 5 100 |
| 11 | Cadre supérieur | 6 200 |
| 12 | Cadre dirigeant | 7 800 |
Pour comparer votre rémunération avec le salaire minimum hiérarchique (SMH), certaines primes ne doivent pas être intégrées dans le calcul. Les primes liées aux conditions de travail (nuit, insalubrité, dangerosité), les remboursements de frais professionnels et les primes d’ancienneté maintenues par accord d’entreprise sont exclues de la base de comparaison. Seule la rémunération fixe garantie entre dans l’équation.

Quelle est la rémunération minimale applicable aux alternants de la métallurgie ?
Les alternants — apprentis et salariés en contrat de professionnalisation — bénéficient de règles spécifiques dans la branche. Leur rémunération dépend de l’âge, de l’année du contrat et du diplôme préparé. La CCN prévoit des minima supérieurs au droit commun pour certaines catégories, notamment les jeunes en deuxième et troisième année de formation dont le poste correspond à un groupe de classification identifié.
Un apprenti correctement classé dans un groupe de classification perçoit un pourcentage du minimum hiérarchique correspondant, et non du seul SMIC. Les entreprises ont intérêt à positionner leurs alternants dès le début du contrat pour éviter un rattrapage de salaire en fin de formation, qui génère des régularisations coûteuses et parfois des contentieux.
La convention prévoit aussi une garantie de revalorisation annuelle pour les alternants présents au 1er janvier, alignée sur celle des minima hiérarchiques. Pour des points de comparaison avec d’autres secteurs à grilles réglementées, la grille de la convention 66 offre un exemple de structure similaire dans le médico-social.
Y a-t-il une prime d’ancienneté dans la métallurgie ?
C’est l’une des questions les plus fréquentes depuis la réforme : la prime d’ancienneté existe-t-elle toujours dans la nouvelle CCN Métallurgie ? La réponse est nuancée. L’ancienne prime calculée en pourcentage du salaire selon des paliers temporels a été supprimée dans la nouvelle architecture conventionnelle.
Elle a été remplacée par un mécanisme d’évolution de groupe. L’expérience professionnelle est désormais intégrée dès la classification initiale : un technicien avec dix ans d’expérience se retrouve logiquement dans un groupe plus élevé qu’un débutant, avec un salaire minimum supérieur. Ce changement de logique est essentiel à comprendre lors d’un recrutement ou d’une promotion interne.
Des accords d’entreprise existants maintiennent parfois une prime d’ancienneté à titre individuel pour les salariés présents avant 2024. Le principe de faveur s’applique toujours : l’accord le plus favorable au salarié prime sur la convention collective nationale, sans exception.
Questions fréquentes
Quelles augmentations de salaire en 2026 ?
Les négociations de branche 2026 ont abouti à une revalorisation des minima hiérarchiques de la métallurgie. Les groupes 1 à 3 ont bénéficié d’une hausse d’environ 2 à 3 % pour rester au-dessus du SMIC revalorisé, tandis que les groupes supérieurs ont été revalorisés dans une fourchette de 1,5 à 2,5 %. Ces chiffres résultent des accords signés entre l’UIMM et les organisations syndicales représentatives de la branche.
Quelle est la grille de salaire pour 2026 ?
La grille de salaire 2026 de la métallurgie est fixée par accord de branche et couvre les 12 groupes de classification. Elle établit des minima hiérarchiques allant de 1 820 € bruts mensuels pour le groupe 1 jusqu’à plus de 7 800 € pour le groupe 12. Ces montants constituent un plancher légal : les employeurs restent libres de payer au-delà, et les accords d’entreprise favorables au salarié s’appliquent en priorité.
Quelle est la nouvelle grille de classification pour la métallurgie ?
La nouvelle grille de classification de la métallurgie, issue de la CCN signée en juillet 2022 et applicable depuis le 1er janvier 2024, repose sur 12 groupes unifiés couvrant l’ensemble des salariés cadres et non cadres. Elle s’appuie sur des critères classants objectifs — autonomie, responsabilité, niveau de compétence, expérience professionnelle — et supprime les anciennes catégories ouvrier, ETAM et cadre qui créaient des frontières artificielles entre les emplois de la branche.
Y aura-t-il une augmentation de la valeur du point BAD en 2026 ?
Le point BAD (Base d’Appréciation du Degré) sert de référence dans certains calculs de la CCN Métallurgie. Sa valeur est revue lors des négociations annuelles de branche entre partenaires sociaux. Pour 2026, une revalorisation du point BAD a été actée en cohérence avec les hausses des minima hiérarchiques. Les entreprises et salariés concernés doivent consulter les avenants publiés par l’UIMM et les syndicats de la branche pour connaître les montants précis applicables.
